
Les députés sud-coréens ont voté ce vendredi la destitution du président par intérim, Han Duck-soo, l’accusant d’avoir « activement participé à l’insurrection » lié à la tentative avortée de loi martiale initiée par son précédent, Yoon Suk-yeol, le 3 décembre dernier.
Cette décision marque une nouvelle étape dans la crise politique qui secoue le pays depuis plusieurs semaines. Han Duck-soo, en poste depuis la destitution de Yoon Suk-yeol le 13 décembre, est accusé d’avoir soutenu les mesures controversées visant à consolider un pouvoir autoritaire face à des protestations grandioses.
Le sort de Yoon Suk-yeol reste suspendu à la décision de la Cour constitutionnelle, qui doit confirmer ou infirmer sa destitution. En attendant, la Corée du Sud traverse une période d’incertitude institutionnelle, avec un leadership temporaire fortement affaibli et une population divisée sur la gestion des crises récentes.
Cette instabilité politique pourrait avoir des répercussions sur la gouvernance du pays et sur son image à l’international, alors que les appels à la tenue de nouvelles élections se multiplient.