
Le mausolée de Patrice Lumumba, figure emblématique de l’indépendance congolaise, a été vandalisé le 18 novembre 2024 à Kinshasa, un acte fermement condamné par le ministère de la Culture.
Dans un communiqué, la ministre Yolande Elebe a qualifié cet acte de « scandaleux » et estimé qu’il visait à « profaner » ce site hautement symbolique. Bien qu’il n’ait pas encore été confirmé si la précieuse dent de Lumumba, rapatriée de Belgique en 2022, avait été volée, une enquête a été ouverte pour élucider les circonstances de cet acte de vandalisme.
Patrice Lumumba, assassiné en 1961 à l’âge de 35 ans, demeure une icône de la lutte pour l’émancipation du Congo. Son discours historique lors de la proclamation de l’indépendance, le 30 juin 1960, dénonçant les abus du régime colonial, résonne encore profondément dans la mémoire collective congolaise.
Renversé et exécuté peu après son arrivée au pouvoir, Lumumba incarne une histoire marquée par la quête de justice et de dignité. Depuis le rapatriement de ses restes, le mausolée, situé au pied de la tour de l’Échangeur à Kinshasa, est placé sous haute surveillance. Cependant, cet acte de vandalisme soulève des interrogations sur la sécurité et la préservation de ce lieu sacré, cher au peuple congolais.