
Depuis le début de l’année, la Turquie fait face à une vague dramatique d’intoxications liées à la consommation d’alcool frelaté. Selon un bilan communiqué par l’agence de presse Anadolu, plus de 120 personnes ont perdu la vie à travers le pays.
La capitale Ankara est l’une des villes les plus touchées, avec 54 décès confirmés et une quarantaine de patients en soins intensifs. Par ailleurs, à Istanbul, au moins 70 personnes sont mortes depuis la mi-janvier des suites d’une intoxication au méthanol, une substance toxique souvent ajoutée à l’alcool frelaté pour en augmenter le volume à moindre coût.
Cette catastrophe s’inscrit dans un contexte de hausse des prix de l’alcool légal, rendant les boissons illicites plus attractives pour les consommateurs. Les taxes sur les produits alcoolisés ayant augmenté de manière significative ces dernières années, de nombreux Turcs se tournent vers des alternatives moins coûteuses mais souvent dangereuses.
Des mesures gouvernementales en cours
Face à l’ampleur du drame, les autorités turques ont intensifié les contrôles et démantelé plusieurs ateliers clandestins de fabrication d’alcool. De nombreuses arrestations ont déjà eu lieu, mais le problème persiste en raison d’une demande croissante et d’un marché noir bien organisé.
Les spécialistes de la santé publique alertent sur la dangerosité du méthanol, qui peut entraîner des effets graves comme la cécité, des atteintes neurologiques et des décès rapides. Ils insistent sur la nécessité de sensibiliser la population aux risques et d’instaurer des politiques de prévention efficaces.
Alors que le bilan ne cesse de s’alourdir, la Turquie se trouve face à un véritable défi de santé publique, nécessitant une action déterminée pour freiner ce fléau et éviter de nouvelles tragédies.